Les Jeudis de Julia – Mes aventures à Machu Picchu

Les Jeudis de Julia – Mes aventures à Machu Picchu

Mes aventures à Machu Picchu

Eh oui, peut-etre parceque je manque d´originalité, moi aussi je l’ai visité, ce Machu Picchu. Et franchement, je trouve que la visite vaut la peine. Voici en exclusivité mon périple (plutôt original pour le coup) pour atteindre le Machu Picchu.
 

JEUDI 20 SEPTEMBRE 2018

6.00 : Le réveil sonne, l’appartement commence à s’agiter. Nous sommes passés par une agence pour éviter toutes complications (enfin, c’est ce qu’on croyait), et avons même réussi à négocier un très bon prix pour notre groupe de 7 étudiants fauchés. Le sac est prêt, il ne manque plus que les 2-3 derniers trucs utiles : la bouteille d’eau, le portable et l’argent… Au fait, on emmène combien ? «Oh pas grand-chose, juste de quoi se payer la nuit à Aguas Calientes (Machu Picchu Pueblo) et de quoi manger ce soir et demain !». Bon bah 100 soles (26 euros) devraient suffire largement !
 
7.15 : Devant l’agence, en plein centre de Cusco, prêts à partir: le bus de l’agence nous emmène jusqu’à Hidroelectrica en 6h, puis on a 12km de marche jusqu’à Aguas Calientes (Machu Picchu Pueblo), où nous passerons la nuit. Le lendemain, entrée à Machu Picchu à 6h du matin, sortie à 13h, retour à Hidroelectrica pour reprendre le bus et arriver à Cusco vers 22h. Si seulement on avait su…
 
9.30 : On est dans le bus depuis 2h, et ça commence à zig-zager sérieusement. Pour arriver à Hidroelectrica, le bus doit monter en haut d’une montagne de 4500m, pour redescendre ensuite. Il fait bon, la vie est belle, les paysages sont magnifiques.
 
Jeudis de Julia - UFE Pérou
 
9.35 : Bon, y’en a une qui ne peut plus trop profiter des paysages maintenant qu’elle a la tête dans son sac à vomir. On doit s’arrêter pour que ceux qui se sentent mal se mettent à l’avant du bus. Génial, j’espère que je ne vais pas commencer à vomir moi aussi !
 
11.20 : Heureusement, le bus s’arrête (enfin une pause pour respirer l’air frais et se dégourdir les jambes !) derrière une grande file de véhicules. «Ce n’est rien, juste les planteurs de feuille de coca qui font un blocage. On va vite repartir» nous rassure le chauffeur. Chose dite, chose faite, nous repartons 5 min plus tard.
 
13.30 : Il ne reste plus que 40 km jusqu’à Hidroelectrica, mais un nouveau blocage nous oblige à nous arrêter. Cette fois, ce n’est pas une petite file de véhicule qui attend. J’ai déjà mangé tous mes sandwichs, je n’ai plus rien pour faire passer le temps…
 
14.00 : I l fait très chaud dans le bus, et les gens commencent à être de mauvaise humeur. Selon le chauffeur, il y a une chance de passer bientôt. Selon les autres touristes qui sont là depuis 11h du matin, le blocage va continuer jusqu’à 23h. Et puis, dans tous les cas, il y a encore un autre blocage après celui-ci… Que faire ?
 
14.30 : À quoi bon attendre dans un bus puant et tout chaud sans ne pouvoir rien faire ? On décide de se lancer, et de passer le blocage à pieds pour trouver un véhicule de l’autre côté. À peine 500 m après le blocage, une famille avec un sorte de mini-van garé devant chez eux semble tombée des cieux.

 
14.40 : Nous parvenons à négocier avec le père, qui propose de nous emmener à Hidroelectrica pour 70 soles (18 euros) en passant par une route qui évite les blocages. 10 soles chacun, ça passe carrément (surtout quand on n’a pas trop d’autres options). Au final, ce n’est pas le mini-van garé devant chez lui qu’il décide d’utiliser pour nous emmener à destination, mais une sorte de vieux camion benne tout rouillé. Après avoir escaladé la rambarde pour s’assoir à l’arrière, nous démarrons. Il fait beau, il fait chaud, la vie est belle, et c’est vachement agréable d’être assis à l’air libre, dans le vent.
 
14.50 : Nous croisons une voiture qui nous dit de faire demi-tour : le pont par lequel il était prévu de passer est aussi bloqué… Le monsieur qui a gentiment accepté de nous conduire à destination propose de nous avancer au moins jusqu’au prochain barrage, qui est à 5 km, pour 15 soles (4 euros). Nous croisons un groupe de français à pieds. Ils montent avec nous à l’arrière, à 20, tous debout. C’est cool (pour l’instant).
 
15.10 : Au dernier blocage que nous parvenons à dépasser pour trouver un véhicule pour faire les 35 km qui nous restent, autant prendre de l’avance, et donc marcher, marcher et encore marcher. Il fait chaud, le soleil tape fort.
 
16.10 : Au bout d´une heure de marche sous une chaleur infernale, nous n´avons parcouru que que 6 km… Il en reste encore 29 pour arriver à Aguas Calientes (Machu Picchu Pueblo), où nous devons absolument arriver avant demain matin, parce que notre ticket pour le Machu Picchu, est déjà payé, et sans aucune option de le changer…
 
16.30 : Au niveau d’un mini village sur la route, un groupe de touriste s’est arrêté pour demander aux habitants de les emmener à Hidroelectrica. Deux gars acceptent de tous nous emmener dans deux voitures pour 15 soles (4 euros) chacun. Quelle grande joie !
 
17.30 : Nous voici arrivés à Hidroelectrica. Le soleil est parti, le ciel commence à s’assombrir. Il nous reste 12 km jusqu’à Aguas Calientes (Machu Picchu Pueblo). Nous marchons le long des rails du train pour atteindre notre destination finale.
 
18.20 : Nous avançons depuis une heure à la queue-leu-leu, en utilisant la lumière de notre portable, et en se passant le message dès qu’un obstacle se trouve sur notre chemin (genre un tronc d’arbre, un trou ou tout simplement une grosse pierre).car il fait nuit noire. Nous marchons le plus vite possible, je commence à avoir faim et j’ai très très envie d’arriver dans mon lit. Pour passer le temps, nous inventons des jeux.
 
18.45 : C’est drôle comment chacun a une perception complètement différente du temps : sur les 3 groupes venant de Aguas Clientes (Machu Picchu Pueblo) que nous venons de croiser, un nous a dit qu’il nous restait 1 heure, l’autre 20 min, et le dernier 1h45…. Que faire ?
 
Jeudis de Julia - UFE Pérou
 
19.30 : Enfin arrivés à Aguas Calientes (Machu Picchu Pueblo)! Le groupe est de nouveau au complet, et meurt de faim. Le temps de trouver l’auberge, déposer nos affaires et ressortir pour manger, il est déjà plus de 21h.
 
21.30 : Le restaurant le moins cher de la ville propose des menus à 25 soles (7 euros) Nous mangeons le plus rapidement possible, achetons notre petit dej de demain dans une supérette, et retournons vite à l’auberge pour aller se coucher.
 
23h30 : Me voilà enfin propre, dans mon lit, très fatiguée, et je mets mon réveil pour demain…à 4h15…
 
la suite jeudi prochain…

Julia Natri

À propos de Julia Natri

Jeune étudiante européenne actuellement en échange universitaire au Pérou. Pourquoi européenne ? Parce que j’ai eu la chance de naitre dans une famille plutôt internationale : ma mère est franco-italienne, mon père finnois, et je suis moi-même née en Suède, à Stockholm, où j’ai vécu jusqu’à mes 18 ans, avant de déménager à Dijon pour y faire mes études.

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