4 raisons de visiter Cuzco (hormis Machu Picchu) 3/5

4 raisons de visiter Cuzco (hormis Machu Picchu) 3/5

Les salines de Maras,
un spectacle magnifique entouré d’un paysage à couper le souffle

Lorsque vous serez à Cuzco à la recherche d’informations sur les activités à faire dans la région, vous entendrez certainement parler à plusieurs reprises des «Salineras de Maras», ou Salines de Maras en français. Ces salines, qui datent de l’époque pré-Inca, attirent un grand nombre de visiteurs. Et pour cause ; localisées sur le flanc d’une vallée, entourées d’un paysage montagneux, ces salines offrent un spectacle visuel impressionnant.
 
Jeudis de Julia - UFE Pérou
 
Pour accéder aux Salines de Maras, il faut suivre la route qui mène à Urubamba, passer par Chinchero, et s’arrêter au niveau de Maras. De là, un taxi ou un van partagé avec d’autres visiteurs vous emmènera aux Salines. Un petit conseil ; prévoyez de visiter d’autres sites durant votre journée. Vous pourriez, par exemple, commencer par le très beau marché de Chinchero, se tenant les mardis, jeudis et dimanches. Depuis Chinchero, un bus vous emmènera ensuite vers Maras pour environ 2 soles. Il suffit de prévenir le chauffeur en montant à bord que vous souhaitez vous arrêter à Maras pour que celui-ci vous indique où descendre. L’arrêt de bus est au niveau de l’intersection entre la route vers Urubamba et celle menant à Maras/Moray. Cela vous permettra donc de commencer par visiter Moray pour ensuite rejoindre les Salines. Notez que le «Boleto touristico partial», billet d’entrée pour certains sites archéologiques de la Vallée Sacrée, n’inclut pas les Salines (10 soles par personne). Cependant il inclut les sites archéologiques de Chinchero, Moray, Ollantaytambo et Pisaq, le tout pour 70 soles.
 
Jeudis de Julia - UFE Pérou
 
Une fois arrivé aux Salines, laissez-vous éblouir par une mosaïque d’environ 4 000 bassins suspendus en terrasse et par leurs différentes nuances de blanc et d’ocre. La taille des bassins varie de 1m2 à 20m2. Leur profondeur, par contre, est toujours de 15 cm afin de permettre une évaporation optimale de l’eau.
 
Jeudis de Julia - UFE Pérou
 
De la même manière que pour les marais salants, c’est l’évaporation de l’eau, due au soleil puissant brillant sur la Vallée Sacrée, qui laisse progressivement place aux cristaux de sel. Toutefois, la source d’eau salée ne se trouve pas dans la mer ou l’océan, mais dans la montagne ! En effet, un ruisseau saturé en chlorure de sodium (testé et approuvé !) sort du flanc de la montagne et alimente les milliers de bassins en eau salée. Pour ce qui est de l’origine de cette source de sel au cœur des Andes, deux explications géologiques sont envisageables :
1. Il est possible que des couches de sel se trouvent naturellement dans la roche de la montagne. Ainsi, les eaux des nappes souterraines, qui s’accumulent avec le temps, finissent par atteindre le sel et à le dissoudre. Ces nappes d’eaux vont ensuite s’infiltrer soit dans des zones de roches perméables, soit dans des fissures ou des failles, et s’écouler jusqu’à la surface sous forme d’eau salée.
2. La deuxième option implique la présence en sous-sol d’un amas d’eau salée, entouré d’une paroi rocheuse entièrement imperméable, ce qui fossilise la poche ou la nappe d’eau salée, et l’empêche de se renouveler. Toutefois, la forte activité sismique de la région des Andes peut avoir créé une faille ou une fissure dans la paroi imperméable, permettant ainsi à l’eau salée d’atteindre la surface.
 
Jeudis de Julia - UFE Pérou
 
Les Salines de Maras fonctionnent aujourd’hui en coopérative réunissant pratiquement toutes les familles qui vivent dans les alentours. Grace à cette organisation, les habitants de la région ont pu conserver l’exclusivité sur l’exploitation de ces salines. Ils sont les seuls à pouvoir posséder et exploiter les bassins. Autour du IIIème et IIème siècle avant J.C., à l’époque pré-Inca, la région de Cuzco, mais également le Pérou tout entier étaient approvisionnés en sel par ces bassins. Aujourd’hui, avec l’industrialisation et l’extraction du sel de mer, ce n’est évidemment plus le cas, et les familles possédant un bassin ne peuvent pas en faire leur source de revenu principal.
 
Jeudis de Julia - UFE Pérou
 
Rénan, le chauffeur de taxi qui nous a emmenés aux Salines, nous explique au retour que lui aussi possède un bassin, qu’il exploite en parallèle de son activité de chauffeur. Chaque mois, son bassin lui apporte en moyenne 60 kg de sel qu’il revend ensuite. Il habite à Maras, et nous dit que chaque famille y possède au moins un bassin qui selon sa taille peut produire entre 20 et 200 kg de sel par mois. En conduisant des touristes aux Salines, il en profite donc pour jeter un coup d’œil à l’état de son bassin !
 
Jeudis de Julia - UFE Pérou
 
 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *